Fiche costume

Mûr
1890-1920

Groupe vestimentaire

Cette fiche va traiter du costume porté dans trois communes qui, autrefois, ne composaient qu’une paroisse, Mûr, avec ses trèves de St Guen et St Connec. Ce petit territoire fait partie d’un ensemble beaucoup plus vaste nommé par Creston le groupe de Mûr-Loudéac qui se compose, selon lui, de 25 communes (mais en partie seulement pour certaines d’entre elles). Ci-dessous, la carte établie à partir des travaux de Creston.

Situation géographique et historique

Des recherches complémentaires ont montré que la liste de Creston devait être corrigée, même si la plus grande partie reste correcte. Voici donc ce qui parait être au plus près de la réalité.
- Communes où la coiffe dite de Mûr-Loudéac était portée par la totalité des femmes :
La Harmoye, Le Bodéo, Allineuc, Saint-Martin-des-Prés, Saint-Gilles-Vieux-Marché, Merléac, Uzel, Saint-Hervé, Grâce-Uzel, Saint-Thélo, Le Quillio, Mûr de Bretagne, Saint-Guen, Saint-Connec, Saint-Caradec, Trévé, La Motte, Hémonstoir, Loudéac, Saint-Maudan, Saint-Barnabé.
- Communes où seule une partie des femmes portait cette coiffe :
Saint-Mayeux (il semble que ce soit les jeunes filles qui ont abandonné le capot au profit de la coiffe de Corlay), Caurel (partie est), Saint-Aignan (partie nord est, le reste étant partagé entre la mode de Pontivy et la mode Fanch), Croixanvec, Saint-Gonnéry, Gueltas, Saint-Samson et Saint-Gouvry (communes rattachées à Rohan) et La Chèze (très peu portée). Par contre, La Prenessaye citée par Creston n’appartient pas à cette mode.
Il faut enfin signaler qu’une coiffe d’artisane a existé à Uzel mais que, malheureusement, nous n’avons pas de documentation précise à ce sujet. Une photo existe au musée des arts et traditions populaires mais elle n’est pas valablement renseignée.
On le voit, cet ensemble transcende les divisions historiques et linguistiques. En effet, nous avons des communes des évêchés de Saint-Brieuc, de Cornouaille et de Vannes, gallésantes pour une bonne partie, mais bretonnantes pour d’autres (Caurel, Mûr, Saint-Connec, Saint-Aignan...).
Le choix a été fait d’étudier un petit secteur, tout simplement parce qu’il est, en principe plus facile de maîtriser une zone restreinte, évitant ainsi de signaler toutes les différences observées sur un territoire plus vaste, même si celles-ci sont minimes. De plus, l’espace présenté ici est parfaitement représentatif du reste du terroir.
En ce qui concerne la chronologie, le début du XXe siècle marque l’apogée du costume féminin dans le secteur de Mûr. La période précédente (1850-90) reste mal connue faute de documents et dans les années 1920, le déclin sera rapide même si l’on peut observer une courte période où se maintient une certaine unité : jupes « en taille » (donc sans tablier ni châle), corsage et coiffe. Mais à partir de 1925 les jeunes femmes abandonnent les vêtements de mode et fabrication locales au profit de la confection industrielle.

Le costume féminin

Le costume «de cérémonie» n’était porté qu’en de rares occasions : mariage, grandes fêtes religieuses mais aussi parfois pour un portrait chez le photographe. On l’appelait le costume « de gaieté ». Il se compose d’une jupe, d’un colletin, d’une guimpe, d’un châle et bien sûr de la coiffe. Inutile de préciser que le costume de mariage était la plupart du temps ce qu’une femme porterait de plus beau dans sa vie...

La jupe

Les jupes ont beaucoup de tour (de 3 à 5 mètres) et sont froncées tout autour (fronces très serrées) à l’exception d’une partie plate d’une trentaine de centimètres sur le devant. Elles sont montées sur une ceinture d’environ 3 centimètres de hauteur. Elles se fermaient sur l’un des côtés de la partie plate à l’aide de cordons ou de crochets, le tablier venant cacher cette fermeture. La hauteur varie : de 2 à 3 centimètres du sol, elles peuvent parfois monter au dessus de la cheville. Le tissu utilisé est assez lourd : drap de Montauban ou d’Elbeuf, ottoman, mérinos... Le poids de la jupe obligeait certaines femmes à porter une sorte de boudin de tissu à la taille, le « pouleten », qui avait l’avantage de donner des formes aux plus minces. Si le noir est largement dominant, il existe des jupes de couleur, comme le prouvent les photos, mais ce ne sont pas des teintes très vives et le tissu est toujours uni.

Le colletin ou justin

C’est un corsage à manches longues. Au tout début du siècle le col est ras ou montant mais très vite vont apparaître des décolletés laissant voir la guimpe. Le colletin est vraiment la pièce de vêtement pour laquelle les couturières vont faire preuve d’une imagination parfois débordante (avec l’aide des journaux de mode, bien sûr...). Certaines créations sont parfois à la limite du baroque ! Les encolures peuvent avoir de multiples formes : en carré, en arrondi, en accolade... et le bord est souvent rehaussé d’une dentelle ou de guipure. Les tissus utilisés étaient également très variés : coton, soie, lainage très fin... le noir est bien sûr très présent, permettant ainsi de faire ressortir le blanc de la guimpe mais, vers la fin de la période étudiée, on voit de plus en plus de justins de couleur. Généralement il se ferme sur le devant, beaucoup plus rarement dans le dos. Certains ont une rangée de crochets recouverte d’une bande de tissu dont l’extrémité vient se loger dans une petite gouttière sur le côté. En fait, si l’allure générale est la même, il n’en reste pas moins qu’il faut se démarquer un brin des voisines. Il a d’ailleurs existé des cours de couture organisés semble-t-il par les grandes familles de propriétaires du secteur à l’issue desquels une photo était prise. Et visiblement c’était le colletin qui avait été sujet d’étude.

La guimpe

Son usage semble assez tardif puisque la première mention date de 1885 (un lot de guimpes chez Marie Tanguy, épicière à Mûr). On peut se demander si à l’origine, elle n’était pas utilisée pour protéger le col du justin, car on la voit juste dépasser un peu sous le col fermé. Elle pouvait se laver, caractéristique qu’elle a gardée ensuite. Mais très vite elle va prendre de l’importance lorsque les décolletés apparaissent, se transformant parfois en véritables jabots. Les plus simples sont constituées d’un col auquel est attachée une partie qui se place dans l’encolure du colletin. D’autres ont une seconde partie à l’arrière qui s’attache à celle de devant à l’aide de cordonnets, certaines enfin sont de véritables petits corsages courts sans manches, boutonnés à l’arrière comme toutes les guimpes. Dernier cas de figure : certaines étaient fixées au colletin par un système de pressions.
Le col est souvent baleiné et souligné par une petite dentelle ou un ruban. Les tissus et matières sont en général légers : satin, soie, tulle, batiste... et de couleur blanche dans la plupart des cas à cette époque.

Le châle

La première mention retrouvée date de 1849. Le châle va peu à peu remplacer le mouchoir de cou et sa taille s’accroît progressivement au point qu’avant la guerre 1914-1918 les franges balayaient pratiquement le sol. Le châle « termine » l’habillement. Sur les photos de mariage toutes les épousées en portent un. Presque toutes les invitées aussi. Du moins celles qui en ont les moyens car c’est une pièce qui coûte cher. Dans certaines familles il n’y en a qu’un, que les filles se passent en fonction des évènements et deux de nos informatrices nous ont avoué que leurs mères n’en avaient jamais possédé...
On trouvait trois sortes de châles :
- Les tartans à motif « écossais ».
- Les « tapis » ou cachemire qui présentaient des motifs floraux ou stylisés de couleurs souvent assez vives. D’après certaines informatrices, les mariées portaient ce genre de châle puis passaient au noir ensuite.
- Les mérinos, confectionnés dans du drap. Noirs la plupart du temps. Très souvent brodés ton sur ton à l’aide de fil de soie ou de coton perlé. C’était, de loin, le modèle le plus répandu.
Beaucoup avaient des franges en macramé de fils de soie également ou en effiloché. Normalement une femme en deuil n’en portait pas.
Il faut enfin signaler l’existence de pointes (ou demi-pointes), châles de même grandeur mais triangulaire. A une seule épaisseur donc. Curieusement, ces pièces étaient souvent richement brodées...
Les vieilles femmes portaient le châle très croisé sur la poitrine, les jeunes beaucoup plus ouvert. Sinon à quoi servirait d’avoir une belle guimpe? Dans le cou, trois plis tenus par une épingle à châle permettaient de mettre en valeur le col de la guimpe. Ces plis se continuaient (ou non) sur le devant. Il était aussi assez fréquent que les plus anciennes portent une pèlerine, petit mantelet posé sur les épaules et qui arrivait à mi-bras. Il pouvait être tricoté, réalisé au crochet, en fourrure et même, le fin du fin, en astrakan. Faut aimer, mais ça pose son monde ! Certains sont doublés et ornés d’un ou deux rubans. Le principe est très simple. Il s’agit d’une pièce aux trois quarts circulaire, d’une quarantaine de centimètres de diamètre qui se ferme à l’aide de crochets, d’un bouton ou même d’une broche... Quand on a de l’astrakan, par exemple !

La coiffe

Le capot est l’élément marqueur de ce terroir. Il s’agit d’une petite coque en tulle ou en filet posée sur l’arrière de la tête. Sa taille n’a cessé de diminuer comme en témoignent les photos de mariage de l’époque. Au début du XXe siècle un capot mesurait environ 25 centimètres, il n’en faisait plus qu’une quinzaine au début des années 20 (avec un exemple de 11 centimètres !). La présence d’un ruban attaché sous forme de noeud à l’arrière de la coiffe est très fréquente avant guerre. Il est bien visible sur les photos. Les coiffes étaient confectionnées par des artisanes qui étaient aussi repasseuses et brodées par leurs soins ou par l’acheteuse. Il existait également des broderies «toutes faites», réalisées dans des couvents ou des orphelinats qui étaient directement appliquées sur le fond. On disait alors que c’était une coiffe «rappliquée».
Pour se coiffer, les femmes tiraient les cheveux en arrière en laissant apparaître une raie au milieu, les attachaient et les remontaient en les enroulant sur une taupe, un cornichon, un épi... sorte de petit boudin de tissu ou sorte de trapèze confectionné à l’aide carton fort ou d’un fond de vieux chapeau, voire même de cuir, formant un rouleau vers le bas. La partie plate du trapèze se plaquait contre l’arrière de la tête. Les cheveux étaient ensuite remontés sur le haut de la tête et, selon leur longueur, enroulés sur un petit tube de cuir ou de crin : le roton. Selon les époques, les personnes, on pouvait utiliser un serre tête, un bonnet, une résille pour tenir les cheveux. L’essentiel était qu’ils soient bien lissés, d’où l’emploi de savon sec ou d’eau sucrée. La coiffe était ensuite fixée à l’aide de trois épingles.
Il existait de subtiles différences. Ainsi à St Guen les femmes décollaient davantage le chignon, ce qui, bien entendu, alimentait la moquerie des voisines qui disaient qu’elles avaient leurs cheveux sur une planche... On appelait cette forme de coiffage le battoir.
Lorsqu’une femme était en grand deuil, pendant un an, elle portait une coiffe sans aucune broderie, fixée par des épingles à tête noire. L’année suivante, sa coiffe pouvait être bordée d’une petite broderie. On l’aura compris, il fallait avoir les cheveux longs et suffisamment fournis pour porter la coiffe. Certaines femmes, qui éprouvaient des difficultés, utilisaient déjà des postiches. Une dame du Pont Guern en Mûr entre autres. Une servante qui avait des cheveux très longs en avait coupé une vingtaine de centimètres qui furent cousus sur une sorte de petit coussinet que l’on plaçait sous les vrais cheveux...

Le tablier

Nous arrivons ici à la fin de l’utilisation de ce vêtement dans le costume de cérémonie. L’arrivée des jupes en taille d’après-guerre le ramènera à son rôle premier : celui de protéger la jupe. Mais pour la période étudiée le tablier est encore un élément ostentatoire important. Il est donc fabriqué dans un tissu de qualité : moire, broché, satin... et est conservé dans un papier de soie, ce qui explique les plis très marqués sur les photos. On peut également trouver de la broderie Richelieu ou des chenilles sur tulle, voire même des bandes de dentelles cousues ensemble.
Très souvent le tissu utilisé est de petite largeur ce qui explique la couture au milieu du devantier. La couleur dominante reste bien sûr le noir, sans que ce soit une obligation absolue. Le tablier est composé de la piécette et du devantier. Ce deuxième terme désigne d’ailleurs l’ensemble en gallo (devantier ou devantière). La piécette a fortement diminué pour ne plus mesurer qu’une dizaine de centimètres de haut. Son rôle essentiel est la fixation du châle à l’aide d’épingles. Le devantier a lui aussi perdu de son importance et n’est plus très couvrant : il ne va pas très loin en arrière. Sa hauteur est très variable selon les personnes mais en aucun cas il ne descend plus bas que la jupe. Certains présentent un ou deux plis en bas. Le haut du tablier est plissé. Les plis, larges à la fin du XIXe vont devenir très petits et très serrés. Ils sont maintenus par deux coutures : une droite en haut, une cassée pour celle du bas. Le devantier et la piécette sont souvent bordés de dentelle. Les poches ont des formes et des décorations très variées. Une constante : elles sont la plupart du temps bien remplies.

Les vêtements de dessou

Les femmes portaient une chemise de laine ou de coton, la production des toiles fines de lin ayant disparu. Pour les mois les plus chauds, il est fait mention de chemisettes.
L’usage des culottes fendues se généralise à cette période. La première mention semble dater de 1879 et, en 1905, il y en a en vente dans la boutique de Mathurin Jégo à Mûr de Bretagne. Les culottes ne descendaient jamais au-dessous du genou, se terminaient par une dentelle et se fermaient dans le dos par un cordon.
Le jupon, bien que connu depuis longtemps, n’a été que tardivement adopté par les femmes de notre secteur. La chemise en faisait office. Pour l’époque concernée, les jeunes femmes commençaient à l’adopter. Blanc pour les cérémonies, souligné de dentelle en bas et toujours utilisé seul. Les bas étaient généralement achetés dans le commerce, les stocks des marchands le prouvent. Les noirs étaient les plus fréquents mais il en existait de couleur.

Les souliers

Ce sont des souliers genre bottines qui sont le plus souvent portés. Cependant il n’est pas rare de voir des femmes portant de petits sabots fins à bride : les claques.

Les bijoux

Les bijoux sont très rares jusqu’au début du XXème mais pas totalement absents tout de même. En 1858, René Thominet a des chevalières dans sa boutique. Elles valent 2,50 francs, soit le prix de 500 grammes de laine. Pauvres petites bagues donc, que l’on s’offrait en promesse d’engagement. Pour la période étudiée, leur présence devient beaucoup plus fréquente et leur valeur augmente témoignant de la progression du niveau de vie et exprimant la marque de son affection... Ou l’envie de montrer que le bas de laine est bien rempli ! Mais le nom de chevalière est toujours employé pour la bague de fiançailles à cette époque. Certains garçons préféraient offrir à leur future une broche nommée « la promesse ». Mais l’incontournable est le sautoir. Chaque femme se doit, ou rêve d’en posséder un, auquel on attache souvent une petite montre, laissée parfois apparente, mais le plus souvent cachée dans une petite poche à l’intérieur de la ceinture de la jupe. Le port d’une broche (voire deux) se généralise aussi. Elle est bien centrée sur le col du colletin ou sur la guimpe. En revanche, on remarque peu de bagues, ceci étant peut-être dû au travail.

Habit de travail

La jupe

Les jupes de travail étaient confectionnées dans un tissu de qualité moindre mais résistant. On trouve donc du coton, bien sûr, mais aussi du chagrin, étoffe fabriquée localement par des tessiers (tisserands) qui vivotaient en fabriquant cette toile mi-lin ou chanvre, mi-laine. On trouve également les termes de berlinge ou garao. La laine utilisée avait la particularité d’avoir été détricotée, cardée et refilée. Son appellation locale était la pillette. Les jupes étaient bâties sur le modèle des précédentes, mais, comme le tissu était plus épais, les plis étaient larges et beaucoup moins serrés.

Le colletin ou justin

Pour le travail, c’était aussi un colletin que portaient ces dames. Mais ici, bien sûr, point de guimpe. Le col était fermé. Même si là encore le noir était très fréquent, la gamme des couleurs augmente. On utilise en effet diverses cotonnades plus ou moins bon marché pour les confectionner, et on est donc moins soumis au regard des autres. Il est fréquent aussi que des manchettes soient utilisées pour protéger les bras du justin.

Le châle

Il est bien évident que l’on ne portait pas de châle pour travailler. Par contre il est souvent fait mention de fichus dans les inventaires. On peut donc imaginer qu’ils étaient utilisés dans la vie quotidienne...

La coiffe

Lorsque les femmes travaillaient elles portaient une coiffe simple, sans broderie. Nous en avons retrouvé beaucoup qui ont un lacet coulissant très fin à l’arrière sans savoir vraiment quelle est son utilité. Il est à noter aussi que lors de certains travaux, des femmes ne portaient pas la coiffe, elles se contentaient de serrer leurs cheveux dans une résille ou les nattaient pour en faire un chignon.

Le tablier

Les tabliers de travail étaient souvent plus grands, confectionnés dans des tissus solides : toile de chanvre, de lin ou coton. Pas de bavette bien sûr : elle n’aurait eu aucune utilité. A ce sujet signalons aussi qu’il existait des tabliers « intermédiaires » pour aller au bourg ou à la petite messe, sans bavette également.

Les vêtements de dessous

Pour le quotidien le jupon était en coton de couleur plutôt foncée et les bas, de laine le plus souvent, étaient tricotés « maison ». Ils étaient portés pratiquement en toutes saisons, y compris au travail, car on ne devait pas montrer ses mollets.

Les souliers

Si l’on n’est pas du bourg, tous les jours de la semaine on porte des sabots fabriqués par des sabotiers qui travaillent dans les forêts des alentours. Sabots sans fantaisie pour le travail, garnis de foin, sabots noirs avec parfois un motif gravé pour aller faire les commissions...

Costume masculin

A cette période, les hommes ont complètement abandonné le costume traditionnel. Le seul élément un peu particulier relevé est le port de la blouse (longue ou courte) par certains, mais ils sont très peu nombreux. Par contre, tous portent un chapeau !

Costume enfant

Sur la lithographie de Lalaisse, la petite fille porte un costume tout à fait semblable à celui de sa mère. Au début du XXe les enfants sont habillés à la mode citadine lorsqu’ils sont présents à une fête ou pour une photo de famille. Par contre les jeunes filles commençaient à porter la coiffe aux alentours de l’âge de la communion. Ainsi, la mère de l’une de nos informatrices l’a mise pour la première fois à 11 ans, à l’occasion d’un enterrement. Dans les fermes on faisait porter aux plus jeunes enfants une sorte de camisole sans manche assez longue, en chagrin, qui s’appelait le cion. Il fallait que le col soit large pour ne pas irriter la peau du cou et en dessous, pour protéger on mettait un vêtement plus doux.

Ressources

Creston René-Yves, Le costume Breton, Coop Breizh
Mûr de Bretagne , Cercle Celtique de Mûr
Pose de la coiffe de Mûr , Elèves de culture bretonne du collège Paul Eluard de Mûr de Bretagne, Film, Cinémathèque de Bretagne.
Le Barzic Ernest, Mûr de Bretagne
Archives départementales des Côtes d’Armor.

Remerciements

Principaux informateurs : Mesdames Bocher (St Connec), Decressonnière (Mûr), Cardin (Mûr), Bertho (Mûr), Quéno (Mûr), Le Bihan (Mûr), Roullé (Mûr), Le Claire (St Guen), Madoré (St Guen), Roullé (St Guen), Le Goff (St Guen). Monsieur et Madame Rault (St Guen). Remerciements particuliers à Monsieur Morel.
Fiche costume rédigée en janvier 2016 par Robert Raulo, Françoise Raulo et Thomas Jan.