Fiche terroir

Le pays Rouzig

Le terroir

Le nom de « Rouzig » (petit roux) a été donné par ses voisins à l’habitant de Châteaulin et de toute la basse vallée de l’Aulne, à cause de la couleur de l’étoffe utilisée au XIXe siècle, pour la confection des vêtements masculins. Cette étoffe, fabriquée à la maison à base de fil ou de coton et de laine de mouton, n’était pas teintée, ce qui donnait une couleur brun-roux. Ce pays situé en Cornouaille appartenait autrefois à l’évéché de Quimper. Situé au centre du Finistère, et à l’entrée de la presqu’île de Crozon, le pays Rouzig est le pays de la basse vallée de l’Aulne. Ce terroir se décline en trois entités distinctes : le pays de Châteaulin (au sud de l’Aulne), le pays Bidar (Pleyben et les communes voisines) et enfin le pays Kernevodez (dans la région d’Hanvec).

Communes du pays Glazig

Pays de Châteaulin :
Argol, Châteaulin, Dinéault, Gouezec, Landevennec, Le Faou, Loperec, Lothey, Pont-de-Buis-les-Quimerch, Port-Launay, Rosnoën, Saint-Coulitz, Saint-Ségal, Trégarvan.

Pays Kernevodez
Dirinon, Daoulas, Hanvec, Hopital-Camfrout, Irvillac, Logonna-Daoulas, Saint-Eloy, Saint-Urbain.

Pays de Bidar
Brasparts, Lannedern, Le Cloître-Pleyben, Lennon, Loqueffret (en partie), Pleyben, Saint-Rivoal. La suite Glazig « traditionnelle » La suite Glazig « traditionnelle »

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Principales familles de danse


Le Pays Rouzig trouve son unité par le costume mais est riche de trois principales formes de gavottes :
Les gavottes dites « du pied droit »
- La gavotte à la mode de Brasparts
- La gavotte « Kernevodez » à la mode d’Hanvec
Une gavotte dite « du pied gauche »
- La gavotte du pays de Châteaulin
Ces trois gavottes étaient accompagnées de bal(s), tamm-kreiz (Brasparts) et jabadao (Châteaulin).
Les autres danses
Dañs ar Seizenn, gavotte de concours, est connue sous le nom de « gavotte d’honneur ». Elle se danse en couple.
La Monfarine ou dérobée qui se dansait sur la partie Est de la région concernée ainsi que sur le reste du pays Rouzig.
La danse des baguettes. Sa forme avec baguettes a été mise à l’honneur par le cercle de Châteaulin mais c’est une danse qu’on retrouve dans toute la Cornouaille.

L’accompagnement musical

La présence de sonneurs (biniou kozh/bombarde) en pays Rouzig est attestée dès la seconde moitié du XIXe siècle. Nombreux au début du XXe siècle, ils ont continué d’exercer leur art jusque dans l’immédiat après-guerre. Leur participation à l’animation des mariages est en effet confirmée dans la fin des années 1940. L’un des plus célèbres était René Horellou (1881-1961) de Dinéault, animateur renommé et sonneur de bombarde de talent. L’accompagnement vocal de la danse est assez peu utilisé dans la commune même de Châteaulin mais on le retrouve dans les communes rurales voisines, et il est particulièrement présent en pays Bidar où la gavotte était facilement accompagnée par le kan ha diskan. Enfin, la période entre les deux guerres, a vu l’apparition de sonneurs d’accordéon comme par exemple Jacques Scoarnec qui interprétait régulièrement à l’accordéon chromatique dans les bals qu’il animait avec son orchestre, des gavottes de sa composition qu’il jouait encore lors des repas des anciens dans le tout début des années 1960.

Sous titre terroir 4

 

Sous titre terroir 5

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Le costume

Le costume masculin du Pays Rouzig est identique sur l’ensemble du territoire. Les hommes portent un gilet court et largement échancré, maintenu à sa base par un turban de flanelle bleue, une veste également assez courte et un pantalon à pont. Le chapeau possède de larges bords à rubans de velours retenus à l’arrière par une boucle en métal. Dès la première guerre mondiale ils commencent à délaisser leur costume au profit de l’habit de ville.
Les costumes féminins possèdent des éléments en commun : un corsage et une jupe de drap noir avec au bord des manches et au bas de la jupe des bandes de velours, un tablier à bavette, une pièce de tissu (appelée le croisé) qui se pose sur le devant du corsage. Cependant, trois modes majoritaires se distinguent :
- La mode de Châteaulin : Cette mode se caractérise par une coiffe composée d’un fond, d’une visagière et d’ailes. Celles-ci sont relevées et épinglées sur le haut de la coiffe. Elles sont tenues par des pailles dès 1900. Même si la coiffe rétrécie avec le temps, les éléments resteront les mêmes. Le croisé est rectiligne.
- La mode de Pleyben-Brasparts : La coiffe a les ailles remontées, elles sont arrondies, et sont maintenues par une seule épingle sur le sommet du fond de la coiffe. Le haut du croisé est arrondi.
- La mode de Daoulas-Hanvec : Le croisé est rectiligne, mais la coiffe a des ailles qui sont rabattues sur le fond de la coiffe.

Ressources

Bibliographie
Gestin Yves, Histoire de Châteaulin et légendes castellinoises , Universis
Férec François, Châteaulin , les collines bleues,
Guilcher Jean-Michel, La tradition populaire de Danse en basse Bretagne
Ar Men Herve, Istor Hañveg
Le Crann Jean, Saint Rivoal au début du XXe siècle
Guilcher Jean-Michel, La tradition populaire de danse en Basse Bretagne , Coop-Breizh, 2007
Laurent Charles, Evolution du costume en Cornouaille Léonaise-Pays Kernevodez , 1970.
Le Scouëzec Gwenc’hlan, Brasparts une paroisse des monts d’Arrée, Evolution du costume au pays de Châteaulin , Jos Le Doaré
L’art du costume E-giz Bro Rouzig , Kendalc’h Penn ar bed
Fiches de danses et costume Kendalc’h
Discographie
Les frères Querrou, disque
Sonerezh Bro Rouzig , Cercle celtique de Châteaulin
Pays Kernevodez , Dastum bro Gerné, 2011