Fiche terroir

La Mée

Le terroir

La notion  de « pays de la Mée » a considérablement évolué au cours de l’histoire, car liée à des divisions civiles, dynastiques, ecclésiastiques, militaires, judiciaires, etc. A l’origine, le « pays de la Mée » était borné par l’Océan-Atlantique, la Vilaine, le Semnon, l’Erdre et la Loire. Le terme « Mée » signifiait « partage » et marquait les limites du duché de Bretagne  avec l’Anjou  et le  Maine. En 1790, lors de l’abolition des provinces, la Bretagne fut divisée en cinq départements. Les limites du Pays de La Mée furent alors modifiées puisque dix paroisses du Comté nantais et de l’Evêché de Rennes  le rejoignent. Aujourd’hui, le « Pays de la Mée » définit la région de HauteBretagne qui se situe approximativement entre les rivières de  l’Erdre au sud et du Semnon au nord. A l’ouest, elle suit un tracé reliant les communes de Derval, Marsac-sur-Don, Nozay et Joué-sur-Erdre. Sa « capitale » est Châteaubriant, située au nord-est du département de Loire-Atlantique.

Communes de la Mée

Châteaubriant, Saint-Aubin-des-Châteaux, Sion-les-Mines, Saint-Julien-de-Vouvantes, La Chapelle Glain, Saint-Sulpice-des-Landes, Le Pin, Vritz, Saint-Mars-la-Jaille, Riallé, Joué-sur-Erdre, La Meilleraye-de-Bretagne, Le Grand-Auverné, Le Petit-Auverné, Moisdon-la-Rivière, Issé, Treffieux, Abbaretz, Nozay, Marsac-sur-Don, Jans, Derval, Lusanger, Louisfert, Saint-Vincent-des-Landes, Soulvache, Fercé, Noyal-sur-Brutz, Rougé, Ruffigné, Villepot, Soudan, Juigné-les-Moutiers, Erbray.

NB : Les 9 dernières communes sur cette liste ont été intégrées au Pays de la Mée lors de la création  des départements (1790). Auparavant elles appartenaient au Comté et à l’évêché de Rennes.

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Principales familles de danse

En quadrette sur un double-front
- Avant-deux de Châteaubriant
- Avant-deux dit « de La Chère »
- La poule
- Le petit galop
- Avant-deux dit « des Auvernés »
- Avant-deux de Candé (recueilli à Vritz et Le Pin)
En rond
- La ronde de Châteaubriant dite « des bras tendus »
- La ronde de l’avoine
- La ronde des alumettes
- Enter’ dans l’rond
En double-front
- La trompeuse « en double-front »
- La violette (en double-front)
- L’hadjoukette (en double-front)
- La youchka
En couple
- La badoise
- La polka piquée
- La circassienne
- La scottish anglaise
- La scottish double
- La scottish simple
- Trois coups de talon
- La gigouillette
- La chatouillette
En quadrette
- La pastourelle
- La trompeuse « en quadrette »
- La paligourdine
En carré
- Le sacristain des Mines
- Le sacristain de Saint-Julien-de-Vouvantes
En cortège
- La paskovia
- La pelouère (variante de paskovia)
- La violette (en cortège)
- Malbrough
- La polka boulangère

L’accompagnement musical

Anciennement,  dans le pays de la Mée, les avant-deux et autres danses en quadrette étaient soit menés au violon, soient gavottés. Le Gavottage est une technique vocale qui consiste à enchaîner l’annonce des figures, avec  des petits couplets (rarement plus de 4 vers) et/ou des onomatopées.  On faisait appel au gavotteur quand il n’y avait pas de musicien de disponible mais certains bons gavotteurs accédaient pratiquement au statut de musicien.
Les violoneux (nommés aussi rousinous, sonnous d’violon, violonous…)  comme dans toute  la Haute-Bretagne, furent les plus nombreux dans la période 1880-1930. Puis vint l’accordéon diatonique. Jean Barbelivien (père 1895-1969) qui commença à apprendre l’accordéon  au début des années 1910 en fut l’un des tout premiers joueurs  dans les environs d’Erbray. Puis son fils Jean témoin privilégié de la pratique musicale de son père pris la relève.

Sous titre terroir 4

 

Sous titre terroir 5

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Le costume

En ce qui concerne le costume, le pays de la Mée appartient au vaste ensemble qu’est le Comté Nantais. Ce dernier présente une assez grande homogénéité, mais il existe toutefois des variantes locales. Dès le début du XXe siècle, les femmes adoptent « la taille », c’est-à-dire la tenue à la mode, abandonnant ainsi les élèments spécifiques du costume qu’étaient le châle et le tablier. Toutefois, les coiffes ont été conservées plus longtemps. On a pu observer différentes coiffes dans le pays de la Mée : la câline, la dorlotte, et bien entendu la coiffe par excellence du Comté Nantais, la dormeuse, qui connait une multitude de déclinaisons (géographiques mais aussi liées au statut de la femme qui la porte).
Le costume traditionnnel masculin a quant  à lui très tôt disparu, laissant la place à la mode citadine dès 1870.

Ressources

Collecteurs et témoignages
Jean Tricoire : premier collecteur des traditions orales et musicales du pays de la Mée et fondateur du cercle  celtique de Châteaubriant
Patrick Bardoul : musicien et collecteur, dont la très riche collecte peut-être écoutée sur la base Dastum.
Bibliographie
Fiches de danses Kendalc’h : Avant-deux de Châteaubriant
Enter’dans l’rond   - Livret : « Danses traditionnelles de Châteaubriant »
Discographie
Danses de  toutes les Bretagnes Le Pays de la Mée , CD et DVD, volume VI, Kendalc’h
Airs à danser du pays de Châteaubriant – Chanteurs et musiciens de Bretagne N°6 - Dastum
Le père Jean, sonneur d’accordéon des pays de Redon et de la Mée , Dastum, 2008
Barbelivien Jean, Airs à danser du pays de Châteaubriant , Dastum